Roland Tremblay, sculpteur

 

Né en 1950 sur une ferme du troisième rang Dumais à Saint-Thomas-Didyme, Roland Tremblay est le huitième d’une famille de 11 enfants.

Très jeune il a appris à travailler la terre avec les chevaux. Il n’est pas surprenant qu’ils meublent encore son imaginaire car ils sont présents sur la majorité des pièces sculptées.

Son père Marcel l’a initié à la sculpture sur bois car il sculptait des chevaux à l’aide de son seul couteau de poche. Roland sculptait le plus gros de la pièce et son père faisait la finition de l’oeuvre. Il avait alors environ 10 ans.

La pièce dont il est le plus fier actuellement est sa faucheuse. Elle lui a demandé un minimum de 150 heures de travail. Elle sera sans doute remplacée par une nouvelle pièce en construction, un attelage  de trois chevaux belges tirant une charrue sur roues. Il ne reste que la charrue à terminer mais il estime qu’à terme, 500 heures de travail auront été requises.

Une autre pièce aura attirée l’attention de bien des gens dont certains journalistes. Bien en vue dans son salon,  la sculpture de Roland Hi! Ha! Tremblay, personnage fétiche du comédien Michel Barrette est venue illustrer un reportage que le journal Progrès-Dimanche a préparé sur ce célèbre sculpteur de Saint-Thomas-Didyme.

Roland Tremblay au travail.
 

La majorité de ses sculptures lui ont demandé 100 heures de travail pas nécessairement continu. Il arrive parfois qu’il ne puisse plus rien faire. “Je brise plus que je construis”. Puis,  il peut se lever en pleine nuit,  sur un éclair,  et travailler avec passion pendant plus de 10 heures sans arrêt pour que la pièce de tilleul prenne la forme de son rêve.

Ces dernières années, Roland Tremblay  s’adonne occasionnellement à sculpter des petits souvenirs dans du bois de panache d’orignaux. C’est un matériel qui se travaille différemment que le bois mais qui permet de faire de belles choses aussi.

Alors que plusieurs artistes aiment se retirer pour créer, Roland Tremblay aime travailler devant le public. Il garde de très belles expériences de l’expo-agricole et commerciale de Saint-Félicien. Son plaisir a par surcroît été couronné d’un trophée. C’est aussi avec passion qu’il aime nous parler de sa fille Meggie qui est aussi artiste que son père et qui fait son chemin dans le dessin. Tout comme Marcel a transmis sa créativité à Roland, Meggie s’est vue transmettre le même héritage.