La terre où on a connu Adéodat Fortin était habitée par Alfred Tremblay, le père de Georges. Un Gauvin était résidant à la place de chez Odilon Fournier ( Hugues Lapointe ), à côté demeurait Edmond Guay. Arsène Simard demeurait au coin (Dominique Guay), c'était un oncle à Vincent Simard, cet Arsène Simard allait chercher la malle 2 fois par semaine à Normandin. A la place de chez Idola Simard, c'était Jos.-F. Paquet (Bidou). Sur la côte du Calvaire, il y avait Joseph Bouchard et ses beaux-parents : M. Mme Bernard Larouche qui demeuraient avec eux. Ils étaient les grands-parents des enfants à Zéphir Girard et des enfants à Joseph Bouchard ; ils sont décédés en 1918 de la fameuse grippe espagnole. Comme dernier résidant, il y avait une famille d'Américains, composée du père, de la mère, de 3 garçons et de 2 filles, ils venaient passer les étés là et retournaient aux États-Unis pour la saison hivernale.
Louis Fournier, le père de Louis d'Or avait un moulin à scie. Vers 1920, il construisit une fromagerie.
La première maîtresse d'école, celle qui m'a enseigné était: Vitaline Gingras (J.-Baptiste Laliberté ), c'est la mère de Irène Laliberté ( Mme Patricien Tremblay ), elle enseignait dans la maison d'Adéodat Fortin, elle avait 15 élèves et elle pensionnait chez Arsène Simard.
J'ai connu ma femme : Albertine Dion, en me rendant au mois de Marie à la petite école, au pied de la côte du Calvaire, elle restait avec sa soeur Alice qui enseignait là.
Le seul sport qu'on pratiquait était le "baseball". Les pratiques se faisaient dans la cour en arrière de chez nous. Les arbitres étaient tour à tour Jos.- F. Paquet (Bidou ) et Joseph Biron qui demeuraient dans le rang. Ils avaient appris ce jeu aux États-Unis. Comme joueurs, on avait Omer et Viateur Perreault, Gérard, Philias, Georges et Roland Paquet, Noé et Charles Gravel, quelques indiens également, comme Jimmy et Ti-Loup Raphaël. On pratiquait avec des bâtons fabriqués à la maison, mais, voilà qu'une bonne fois Édouard Lavoie arriva avec un vrai bâton réglementaire qu'il s'était procuré en Ontario où il avait travaillé et joué au "baseball". On lui achète donc le bâton et on le rentre dans l'équipe avec nous. On joue contre Normandin, les équipes du rang Nord, du rang 10 et du village. On a jamais gagné. Il nous manquait toujours des joueurs ou pour une raison ou une autre, on ne pouvait pas gagner. Cependant, je me souviens d'une fois où on aurait eu la chance de gagner puisque le lanceur de Normandin s'était fait blessé, mais, plutôt que de le remplacer par son substitut, ils avaient eu trop peur de perdre et ils ont discontinué la partie. On était bien déçu, mais, on jouait quand même, on aimait çà, on était habitué de perdre.
|