Faits racontés par M. Lauréat Dubé en 1978

Veillées des fêtes

Durant les fêtes à partir de Noël, chaque famille du rang donnait un souper suivi d'une veillée et cela à tour de rôle jusqu'aux jours gras c'est à dire dernier dimanche avant le carême. Ca chantait, ça jouait de la musique (à bouche entr'autre), on dansait des sets carrés, des gigues simples ; pas beaucoup de boisson, on servait du vin ou de la bière (charpette) faits à la maison.

Ma chasse aux lièvres

En 1923, mon père allait dans les chantiers vers Dolbeau ; moi, je restais à la maison pour prendre soin de la petite ferme et je faisais la chasse aux lièvres. Voici de quelle manière je procédais : je n'avais pas de collets à lièvres, alors, comme j'aimais à bricoler, je me suis fait 75 trappes en bois munis d'une corde à moissonneuse imbibée de saumure. A chaque matin, les trappes étaient pleines. Donc, deux fois par semaine, je descendais à Normandin avec un rack à foin rempli pour les vendre. Parlant de chasse, il y avait quelques coureurs de bois qui partaient l'automne pour ne revenir qu'au printemps avec tout un paquet de fourrures qu'il vendait aux marchands de Normandin, : je me souviens entr'autre d'Alphonse Sénéchal qui faisait ça.

 

Lors du sinistre en 1955, à tous les dimanches, je donnais du temps pour aider les sinistrés ; j'ai surtout travaillé chez Thomas-Louis Lachance qui a dû rebâtir sa maison. Pour Terminer, j'ai aussi fait partie des gardes paroissiales dès le début et je m'en occupe encore.